đź“‹ En bref
- ▸ La ménopause entraîne une chute des œstrogènes, affectant les articulations et provoquant des douleurs. Cette transition hormonale augmente l'inflammation et fragilise le squelette, favorisant l'arthrose. Les femmes ressentent souvent raideur matinale et douleurs mécaniques lors d'activités.
Ménopause et douleur articulaire : comprendre un symptôme sous-estimé pour mieux agir #
Comprendre la ménopause et ses effets sur le corps #
La ménopause correspond à l’arrêt définitif des règles pendant au moins 12 mois, conséquence de la chute durable de la production d’œstrogènes et de progestérone par les ovaires. En France, l’âge moyen de la ménopause se situe autour de 50–51 ans, avec une phase de péri-ménopause pouvant débuter dès 40–45 ans, marquée par des cycles irréguliers, et une post-ménopause qui s’étend sur les années suivantes. Les travaux publiés par la Fondation pour la Recherche Médicale (FRM) montrent que cette transition hormonale, loin de se limiter aux symptômes gynécologiques, affecte profondément le squelette, les muscles et les articulations.
Les œstrogènes jouent un rôle clé de régulateur dans l’organisme. Nous savons, à la lumière de nombreuses études en rhumatologie et en endocrinologie, que :
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- Ils exercent un effet anti-inflammatoire naturel et légèrement immunosuppresseur sur les tissus musculo-squelettiques, ce qui limite les phénomènes d’inflammation de bas grade.
- Des récepteurs aux œstrogènes sont présents dans le muscle squelettique, l’os, les ligaments et les tendons, ce qui explique l’impact direct de la chute hormonale sur ces structures.
- Ils contribuent à la souplesse des tissus, à la lubrification articulaire via le liquide synovial, et à la protection du cartilage en modulant la production de collagène et de protéoglycanes.
Lorsque les taux d’œstrogènes s’effondrent, l’équilibre hormonal œstrogènes/progestérone se rompt. Nous observons alors :
- Une augmentation de l’inflammation de bas grade, avec production accrue de médiateurs pro-inflammatoires.
- Un ralentissement du métabolisme, une tendance à la prise de poids et à la redistribution de la masse grasse au niveau abdominal, ce qui accentue la charge sur les articulations portantes.
- Une accélération du remodelage osseux, la résorption osseuse dépassant la formation, favorisant la fragilisation osseuse et l’ostéoporose.
Ce terrain hormonal et métabolique crée, à notre avis, un contexte très favorable à l’apparition de douleurs articulaires et à une arthrose plus symptomatique chez la femme, comme le soulignent les analyses épidémiologiques publiées depuis les années 2010 dans des revues comme BMJ Global Health.
Douleurs articulaires à la ménopause : symptômes, localisation et chiffres clés #
Sur le plan clinique, de nombreuses femmes décrivent une raideur matinale, avec la sensation d’être rouillée ? au lever, qui s’estompe progressivement avec le mouvement. Nous retrouvons fréquemment :
- Des gonflements articulaires modérés, parfois accompagnés de chaleur locale.
- Des douleurs mécaniques, qui augmentent à l’effort ou au mouvement prolongé (montée d’escaliers, marche longue, port de charges).
- Des craquements articulaires, une perte d’amplitude et des difficultés à s’accroupir, se relever d’une chaise ou monter dans un bus.
Les articulations les plus souvent touchées, selon les données du CNGOF et de la FRM, sont :
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- Les genoux et les hanches, très sollicités dans la marche et les transferts.
- Les mains, les et les poignets, gĂŞnant les gestes fins (ouvrir un bocal, taper au clavier).
- Les épaules et le bas du dos, fréquentes sources de douleurs et de limitations fonctionnelles.
Les chiffres confirment cet impact : les rapports français sur la ménopause et la santé des femmes citent une prévalence des douleurs articulaires allant de 25 % à plus de 50 % selon l’âge et la phase hormonale, avec le seuil de 57 % de femmes ménopausées rapportant des douleurs repris par plusieurs organismes comme le CNGOF. En parallèle, des analyses mondiales menées par la Faculté de médecine d’Hangzhou en Chine montrent que les cas d’arthrose chez les femmes ménopausées ont augmenté de plus de 130 % entre 1990 et 2021, toutes régions confondues, ce qui illustre une vraie tendance de fond.
Nous devons distinguer, dans notre pratique, deux grandes catégories :
- Les douleurs articulaires dites fonctionnelles, liées surtout au contexte hormonal, au déconditionnement musculaire et au mode de vie, souvent réversibles avec une prise en charge globale.
- Les maladies articulaires spécifiques (arthrite inflammatoire, polyarthrite rhumatoïde, spondyloarthrite axiale, etc.) qui relèvent clairement d’un diagnostic médical spécialisé.
Certaines caractéristiques doivent alerter et faire consulter rapidement : douleurs nocturnes persistantes, articulations rouges et très gonflées, fièvre associée, amaigrissement inexpliqué ou fatigue extrême. Dans ces contextes, nous recommandons une évaluation sans délai par un médecin généraliste ou un rhumatologue.
Les mécanismes cachés derrière les douleurs articulaires de la ménopause #
Réduire ces douleurs au simple manque d’œstrogènes ? serait réducteur. Les données issues des recherches biomédicales menées depuis les années 2000, notamment en immunologie et en neurosciences, permettent de mieux comprendre ce qui se joue. Lorsque les taux d’œstrogènes chutent, la production de cytokines pro-inflammatoires telles que l’interleukine-6 (IL‑6) et le TNF-α augmente, alimentant une micro-inflammation articulaire chronique. Cette inflammation diffuse peut se traduire par des douleurs migratrices, changeant de localisation au fil des jours.
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Nous observons également une dégradation progressive du cartilage et des tissus conjonctifs :
- La synthèse de collagène et de protéoglycanes diminue, le cartilage devient plus fragile, moins résistant aux contraintes mécaniques.
- Les tendons et ligaments perdent en élasticité, ce qui réduit la souplesse articulaire et favorise les micro-lésions.
- Au niveau de l’os sous-chondral, la résorption osseuse accélérée crée des micro-fractures douloureuses, facteurs d’arthrose évolutive.
Sur le plan neurologique, plusieurs travaux montrent que les œstrogènes modulent la transmission de la douleur au niveau de la moelle épinière et des centres cérébraux impliqués dans la nociception. Lorsque ces hormones chutent, le seuil de perception douloureuse diminue, ce qui signifie que des stimuli auparavant tolérés deviennent douloureux. Ce mécanisme de sensibilisation centrale explique la perception de douleurs plus intenses, parfois disproportionnées par rapport aux lésions visibles sur l’imagerie.
Enfin, la question de la masse musculaire est centrale. Les études sur la sarcopénie post-ménopausique rapportent une perte de 1 à 4 % de masse musculaire par an chez certaines femmes, surtout en l’absence d’activité physique. Cette fonte musculaire réduit le soutien mécanique des articulations, augmente l’instabilité, accélère la fatigue et majore les tensions douloureuses. À nos yeux, c’est l’un des leviers majeurs sur lesquels agir.
Facteurs aggravants et risques associés pendant la ménopause #
Au-delà des hormones, d’autres paramètres contribuent à amplifier ces douleurs. Les habitudes de vie jouent un rôle déterminant. Une sédentarité marquée, un travail assis prolongé sans pauses actives, un temps d’écran élevé sont associés à une baisse de la force musculaire et de la mobilité. Les données du Global Burden of Disease et des enquêtes françaises sur l’obésité montrent que l’augmentation du surpoids et de l’obésité abdominale après 50 ans accroît fortement la charge mécanique sur les genoux, les hanches et les chevilles, tout en entretenant une inflammation de bas grade via le tissu adipeux viscéral.
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D’autres facteurs aggravants fréquents à cette période sont :
- La déshydratation, accentuée par les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes, qui altère la qualité du liquide synovial et des tissus.
- Les gestes répétitifs ou la surutilisation d’une articulation (travail manuel, usage intensif d’ordinateur, pratique sportive mal dosée).
- Le stress chronique avec élévation du cortisol, qui favorise l’inflammation, perturbe le sommeil et amplifie la perception de la douleur.
- Les carences en vitamine D, en magnésium, en vitamine C et en autres micronutriments intervenant dans la santé osseuse et musculaire.
- Une arthrose préexistante ou un rhumatisme inflammatoire chronique qui se décompense à l’occasion de la ménopause.
Les risques à long terme sont loin d’être anecdotiques : accélération de l’arthrose avec perte de mobilité, développement d’une ostéoporose avec risque de fracture du col du fémur ou de fracture vertébrale, et in fine perte d’autonomie. Pour vous aider à évaluer vos propres facteurs de risque, nous vous suggérons de vous poser quelques questions ciblées :
- Mon niveau d’activité physique hebdomadaire dépasse-t-il 150 minutes de marche rapide ou d’équivalent ?
- Mon poids et mon tour de taille ont-ils augmenté depuis 45 ans ?
- Mon alimentation est-elle riche en produits ultra-transformés, sucres rapides et alcool ?
- Ai-je des douleurs articulaires anciennes qui se sont aggravées depuis la ménopause ?
- Mon niveau de stress et la qualité de mon sommeil se sont-ils détériorés ces derniers mois ?
Répondre honnêtement à ces questions constitue déjà un premier pas vers une démarche plus personnalisée.
Solutions naturelles et changements de mode de vie pour soulager les douleurs articulaires #
Nous sommes convaincus que la base du soulagement repose sur des stratégies non médicamenteuses bien conduites. Les recommandations de la Société Française de Rhumatologie et de nombreuses sociétés savantes convergent : une activité physique régulière et adaptée est l’outil le plus puissant pour diminuer les douleurs et préserver la fonction. Les disciplines à faible impact articulaire sont particulièrement intéressantes :
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- Marche active ou marche nordique en extérieur, 30 minutes, 4 à 5 fois par semaine.
- Vélo ou vélo d’appartement pour mobiliser genoux et hanches sans choc.
- Natation ou aquagym, très utilisées en rééducation, pour travailler en décharge.
- Yoga, Pilates ou gymnastique douce, pour améliorer la proprioception, la souplesse et le gainage.
Nous conseillons souvent de structurer une routine simple : 10 à 20 minutes de mouvement quotidien, complétées par 2 à 3 séances de renforcement musculaire ciblé par semaine (cuisses, fessiers, ceinture abdominale), afin de mieux stabiliser les articulations et de réduire la charge sur le cartilage.
L’hygiène de vie joue un rôle complémentaire. Une hydratation suffisante tout au long de la journée, un sommeil réparateur (horaires réguliers, chambre fraîche, limitation des écrans le soir) et une gestion structurée du stress via la respiration profonde, la cohérence cardiaque ou la méditation guidée réduisent la réactivité douloureuse. Sur le plan nutritionnel, les grandes études sur l’alimentation anti-inflammatoire plaident pour :
- Un apport régulier en oméga‑3 (poissons gras, huile de colza, noix, graines de lin).
- Une large place accordée aux fruits et légumes colorés, riches en antioxydants.
- Une réduction des sucres raffinés, de l’alcool et des graisses trans associées à l’inflammation systémique.
- Une consommation suffisante de protéines de qualité (légumineuses, œufs, poissons, viandes maigres) pour freiner la sarcopénie.
Concernant les compléments alimentaires, notre position reste prudente. La vitamine D mérite un dosage sanguin régulier après 50 ans et une supplémentation adaptée en cas de déficit. Le magnésium, le collagène ou certaines plantes à visée anti-inflammatoire (curcuma, boswellia) peuvent être proposés, mais toujours après avis d’un professionnel de santé, notamment en cas de traitement anticoagulant ou d’antécédent de cancer. Les applications locales – chaleur douce, poches de froid, massages avec huiles végétales enrichies en huiles essentielles adaptées – s’intègrent bien dans une routine quotidienne de soin de soi.
Pour illustrer l’intérêt d’une approche combinée, prenons le cas d’une femme de 52 ans, cadre à Lyon, souffrant de douleurs de genoux depuis deux ans. Après un bilan rassurant sur le plan inflammatoire, elle met en place, avec son médecin et un kinésithérapeute, un programme associant marche rapide 4 fois par semaine, renforcement musculaire des quadriceps et fessiers, une perte de 5 kg en 6 mois et une supplémentation en vitamine D. À un an, elle rapporte une diminution significative de la douleur, un retour aux randonnées du week-end et une amélioration nette de sa qualité de vie. Ce type de trajectoire est fréquent dès lors que l’engagement sur les changements de mode de vie est réel.
Traitements médicaux et prises en charge thérapeutiques #
Lorsque les douleurs persistent malgré les mesures de base, une consultation médicale s’impose. Nous recommandons de consulter un médecin généraliste ou un rhumatologue si les symptômes durent depuis plusieurs semaines, gênent fortement les activités quotidiennes ou s’accompagnent de signes atypiques. Le gynécologue joue également un rôle clé, en faisant le lien entre symptômes climatériques, santé osseuse et plainte articulaire. Un bilan peut inclure radiographies, échographies, bilan sanguin inflammatoire, et, en cas de doute, IRM ou densitométrie osseuse (DXA).
Sur le plan médicamenteux, plusieurs options existent :
- Les antalgiques (comme le paracétamol) et les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) utilisés ponctuellement, avec prudence en cas d’atteinte rénale, gastrique ou cardiovasculaire.
- Les gels topiques anti-inflammatoires ou antalgiques appliqués localement sur les articulations douloureuses.
- En cas d’arthrose sévère et localisée, des infiltrations de corticoïdes ou d’acide hyaluronique décidées par le spécialiste.
Le traitement hormonal de la ménopause (THM), associant œstrogènes ? progestatif, a fait l’objet de nombreuses études en Europe et en Amérique du Nord depuis les années 1990. Certaines montrent une amélioration de la souffrance articulaire et une réduction du risque d’ostéoporose chez des femmes sélectionnées. Toutefois, la prescription se discute au cas par cas, en tenant compte des antécédents personnels et familiaux (cancers hormonodépendants, événements cardiovasculaires, thromboses), conformément aux recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) et du CNGOF. À notre avis, ce traitement ne doit jamais être envisagé pour les articulations seules, mais dans une vision globale des symptômes de la ménopause.
Les prises en charge non médicamenteuses encadrées sont tout aussi essentielles :
- La kinésithérapie ou physiothérapie, pour travailler le renforcement musculaire ciblé, la mobilité articulaire et la correction des postures.
- L’ostéopathie, l’acupuncture ou certains programmes d’éducation thérapeutique sur la douleur chronique, qui aident à mieux comprendre et gérer la douleur.
- Les programmes pluridisciplinaires en centre de rééducation, qui associent exercice, éducation, soutien psychologique.
Les études montrent, et nous le constatons en clinique, que la combinaison des approches – adaptation du mode de vie, traitement médicamenteux ciblé, prise en charge psychologique – offre les meilleurs résultats en termes de diminution de la douleur, d’amélioration de la mobilité et de qualité de vie.
Impact psychologique des douleurs articulaires à la ménopause #
La douleur articulaire chronique à la ménopause ne se limite jamais aux articulations. Elle s’inscrit dans un contexte émotionnel particulier : transformation du corps, questionnement sur le vieillissement, réorganisation familiale et professionnelle. Nous observons fréquemment un cercle vicieux douleur–stress–anxiété : la douleur augmente le stress, l’irritabilité, la fatigue et les troubles du sommeil, tandis que le stress et l’angoisse amplifient la perception douloureuse via la sensibilisation centrale. Les travaux en neuropsychologie de la douleur confirment ce lien bidirectionnel.
Les retentissements émotionnels et sociaux sont multiples :
- Sentiment de perte de contrôle sur son corps, crainte d’un vieillissement accéléré, baisse de l’estime de soi.
- Réduction des activités sociales et sportives, impact sur la productivité professionnelle et les relations intimes.
- Tendance à l’isolement et au repli, surtout si l’entourage minimise les symptômes.
Pour sortir de cette spirale, il existe plusieurs leviers efficaces :
- Un soutien psychologique, notamment via une thérapie cognitivo-comportementale (TCC), utile pour modifier les pensées liées à la douleur et développer des stratégies d’adaptation.
- La participation à des groupes de parole ou à des associations de patientes, qui permet de partager son expérience, de rompre l’isolement et d’échanger des solutions.
- La pratique régulière de techniques de relaxation, de sophrologie ou de méditation de pleine conscience, dont l’efficacité sur la réduction du stress et la perception douloureuse est de mieux en mieux documentée.
Reconnaître cet impact psychologique ne revient pas à psychologiser ? la douleur, au contraire. Nous considérons que c’est une façon d’élargir les leviers d’action, en agissant autant sur le corps que sur l’esprit.
Prévention : protéger ses articulations avant et pendant la ménopause #
Adopter une démarche proactive dès la quarantaine change radicalement le vécu de la ménopause. Les sociétés savantes insistent désormais sur la nécessité d’anticiper, en installant tôt une routine d’activité physique régulière et une hygiène de vie protectrice. Nous encourageons fortement, dès la péri-ménopause, à :
- Instaurer des séances hebdomadaires de renforcement musculaire et de souplesse (musculation douce, stretching, yoga).
- Surveiller l’indice de masse corporelle (IMC) et le tour de taille, en visant une stabilisation ou une légère réduction avant 55 ans.
- Réaliser un bilan vitaminique, notamment en vitamine D, et une densitométrie osseuse en présence de facteurs de risque (antécédents familiaux de fracture, maigreur, corticothérapie prolongée).
Nous parlons souvent de capital articulaire ? à construire. Cela passe par l’entretien de la masse musculaire, mais aussi par une hygiène posturale soignée au travail et à la maison : poste de travail ergonomique, adaptation de la hauteur de l’écran et du siège, précautions lors du port de charges. Un suivi médical régulier, via une consultation annuelle avec un médecin généraliste ou un gynécologue, permet d’aborder les symptômes de la ménopause, d’évaluer le risque cardiovasculaire, osseux et articulaire, et de discuter précocement des options de traitement hormonal ou de ses alternatives.
Notre message est clair : la ménopause n’est pas une fatalité pour les articulations. Les données disponibles, qu’elles proviennent d’équipes européennes ou asiatiques, montrent que les femmes qui maintiennent un niveau d’activité suffisant, un poids stable et une alimentation de qualité rapportent moins de douleurs et conservent une meilleure fonction articulaire à long terme.
Conclusion : reprendre le contrôle sur sa santé articulaire à la ménopause #
La ménopause modifie en profondeur l’équilibre hormonal, ce qui favorise les douleurs articulaires, l’inflammation de bas grade, la sarcopénie et l’ostéoporose. Ces douleurs ne devraient jamais être banalisées, car elles reflètent souvent un ensemble de déséquilibres sur lesquels nous pouvons agir. À nos yeux, seule une approche globale permet d’obtenir des résultats durables : adaptation du mode de vie, gestion du poids, activité physique régulière, soutien psychologique, et, lorsque c’est pertinent, recours à des traitements médicaux personnalisés.
Chaque femme dispose d’une marge de manœuvre concrète pour protéger ses articulations et améliorer sa qualité de vie, quel que soit son point de départ. Nous vous invitons à :
- Noter vos symptômes, leur intensité, leurs horaires, ainsi que les facteurs qui les aggravent ou les soulagent.
- Consulter un professionnel de santé pour un bilan personnalisé, incluant l’évaluation articulaire, hormonale et osseuse.
- Mettre en place dès maintenant un petit changement concret : marche quotidienne, séance de renforcement doux, prise de rendez-vous médical, moment de relaxation dédié chaque jour.
Nous sommes convaincus que cette démarche active, associant information fiable, écoute de soi et accompagnement médical, permet de transformer radicalement le vécu des douleurs articulaires à la ménopause et de préserver, sur le long terme, une autonomie et une vitalité qui ne doivent rien au hasard.
đź”§ Ressources Pratiques et Outils #
📍 Praticiens spécialisés à Lyon
Martine Worme Girard</ – Naturopathe spécialisée préménopause / ménopause
Adresse : à Ste Foy Lès Lyon près de Lyon
Site : martinewg.fr
Contact : Prise de RDV par téléphone et Calendly (numéro et lien non visibles dans l’extrait)
Sandrine Bileci – Naturopathe Lyon, équilibre féminin, préménopause / ménopause
Adresse : Lyon (non précisée dans l’extrait)
Site : sandrine-bileci.com
Contact : via site (formulaire / coordonnées non visibles dans l’extrait)
Dr Johanna Gratadour – Médecin généraliste, activité exclusive de gynécologie médicale, spécialisée (péri)ménopause
Adresse : Lyon (non visible dans l’extrait)
Plateforme : Doctolib (recherche “Dr Johanna GRATADOUR”)
🛠️ Outils et Calculateurs
Doctolib – Prise de rendez-vous ménopause à Lyon
Plateforme : doctolib.fr (recherche de médecins/gynécologues spécialisés ménopause à Lyon)
Resalib – Annuaire et prise de RDV bien-être / naturopathie, troubles de la ménopause
Plateforme : resalib.fr, rubrique “Troubles de la ménopause”
👥 Communauté et Experts
Sorella – Centre de santé des femmes (de la puberté à l’après-ménopause)
Localisation : Lyon (non précisée dans l’extrait)
Site : sorella-care.com
Festival “Bien-être & (péri)Ménopause” – Lyon 2025
Dates : 11 et 12 octobre 2025
Adresse : 6 boulevard de l’Artillerie, 69007 Lyon
Site : festivalsaufeminin.fr
À Lyon, plusieurs praticiens et ressources sont disponibles pour accompagner les femmes durant la ménopause et les douleurs articulaires. Des événements comme le Festival “Bien-être & (péri)Ménopause” offrent également des informations et des ateliers pratiques.
Plan de l'article
- Ménopause et douleur articulaire : comprendre un symptôme sous-estimé pour mieux agir
- Comprendre la ménopause et ses effets sur le corps
- Douleurs articulaires à la ménopause : symptômes, localisation et chiffres clés
- Les mécanismes cachés derrière les douleurs articulaires de la ménopause
- Facteurs aggravants et risques associés pendant la ménopause
- Solutions naturelles et changements de mode de vie pour soulager les douleurs articulaires
- Traitements médicaux et prises en charge thérapeutiques
- Impact psychologique des douleurs articulaires à la ménopause
- Prévention : protéger ses articulations avant et pendant la ménopause
- Conclusion : reprendre le contrôle sur sa santé articulaire à la ménopause
- đź”§ Ressources Pratiques et Outils