📋 En bref
- ▸ Le télésoin infirmier permet des soins à distance via des technologies de communication, sous la responsabilité d'infirmiers diplômés. Il inclut des actes comme la surveillance clinique et l'éducation thérapeutique, tout en nécessitant le consentement du patient. Cette pratique s'inscrit dans une logique de décision partagée pour garantir la pertinence des soins.
Plan d’article détaillé – Télésoin infirmier : l’avenir des soins à distance #
Qu’est-ce que le télésoin infirmier ? Définition, périmètre et spécificités #
Le Code de la santé publique, à travers l’article L.6316‑2, définit le télésoin comme une pratique de soins à distance utilisant les technologies de l’information et de la communication, mettant en relation un patient avec un ou plusieurs auxiliaires médicaux ou un pharmacien, dans l’exercice de leurs compétences. Cette définition est reprise par la Haute Autorité de Santé (HAS) et par des agences régionales comme l’ARS Bretagne. Le télésoin infirmier correspond donc à des actes réalisés par un infirmier diplômé d’État, à distance, le plus souvent par visiotransmission, dès lors qu’un contact physique ou un plateau technique ne sont pas indispensables.
La télésanté se divise en deux grands domaines : d’un côté la télémédecine (téléconsultation, téléexpertise, télésurveillance médicale, téléassistance), réservée aux professionnels médicaux comme les médecins généralistes ou spécialistes, de l’autre le télésoin, dédié aux auxiliaires médicaux, dont les infirmiers, les orthophonistes, les masseurs‑kinésithérapeutes, ou encore les pharmaciens. Le télésoin inclut systématiquement la présence du patient, alors que certaines activités de télémédecine peuvent se dérouler entre professionnels de santé sans lui. L’infirmier peut, dans ce cadre, réaliser des actes de télésoin relevant de son champ de compétence, assister une téléconsultation médicale, solliciter une téléexpertise auprès d’un médecin, ou intervenir dans des dispositifs de télésurveillance médicale pilotés par un spécialiste.
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- Actes infirmiers de télésoin aujourd’hui ouverts : surveillance clinique à distance après une hospitalisation, accompagnement à la prise médicamenteuse, suivi de patients atteints de diabète de type 2 sous insuline, surveillance de patients souffrant de BPCO ou d’insuffisance cardiaque, séances d’éducation thérapeutique du patient (ETP) en visioconférence.
- Cotations spécifiques : actes valorisés via des codes comme TLL (télésoin réalisé en cabinet), TLD (télésoin en lien avec un soin à domicile) ou TLS (télésoin associé à un soin en présentiel), tels que décrits par la Fédération Nationale des Infirmiers (FNI).
- Décision partagée : l’infirmier évalue la pertinence du télésoin pour chaque patient, en fonction de son état clinique, de son autonomie et de ses capacités numériques, puis sollicite le consentement du patient avant toute mise en place.
Nous considérons que cette logique de décision partagée, formalisée par la HAS et l’Ordre National des Infirmiers, constitue un garde‑fou essentiel : elle évite de basculer vers un usage systématique du numérique au détriment de la clinique, et permet d’articuler intelligemment présentiel et distanciel dans le suivi infirmier.
Les avantages du télésoin infirmier pour les patients et les infirmiers #
Pour les patients, notamment ceux vivant dans des zones sous‑dotées comme certaines communes rurales du Massif central ou de la région Grand Est, le télésoin infirmier offre une accessibilité accrue aux soins. Les déplacements diminuent, ce qui réduit la fatigue, le temps perdu et les frais de transport. Une enquête menée en 2021 par la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM) indiquait que plus de 70 % des patients ayant eu recours à la télésanté jugeaient ces actes utiles ? ou très utiles ? pour leur suivi. Nous observons particulièrement des bénéfices pour :
- Les personnes âgées fragiles, suivies à domicile pour des pathologies comme la maladie d’Alzheimer ou l’insuffisance cardiaque, qui peuvent maintenir un lien régulier avec leur infirmier sans s’exposer à des trajets complexes.
- Les patients chroniques, diabétiques ou BPCO, dont la continuité du suivi est renforcée par des consultations vidéo fréquentes, permettant d’ajuster rapidement les conseils d’hygiène de vie et d’adhésion thérapeutique.
- Les retours d’hospitalisation, par exemple après un épisode de décompensation cardiaque, pour lesquels des télésoins dans les semaines suivant la sortie limitent les réhospitalisations évitables, avec des réductions pouvant atteindre 15 à 20 % des réadmissions selon plusieurs programmes pilotes régionaux.
Pour les infirmiers libéraux, le télésoin offre une marge de manœuvre organisationnelle significative. Il permet de réorganiser les tournées, d’éviter certains déplacements de contrôle rapides, tout en renforçant le suivi clinique. Des structures comme l’URPS Infirmiers PACA rapportent que des IDEL ayant intégré le télésoin à leur pratique constatent une meilleure gestion du temps et une diminution des kilomètres parcourus, sans dégrader la qualité de la prise en charge. Le télésoin valorise aussi l’expertise clinique à distance, l’IDEL devenant un acteur central dans la coordination avec le médecin traitant.
- Optimisation du temps : possibilité de positionner des créneaux de télésoin entre deux visites physiques, en limitant les temps morts de déplacement.
- Suivi rapproché : capacité à organiser des points hebdomadaires de 15 à 20 minutes avec des patients insuffisants cardiaques ou diabétiques, pour repérer précocement les signes d’alerte.
- Qualité des soins : amélioration de la détection précoce des décompensations, ajustements thérapeutiques plus rapides après concertation avec le médecin, implication renforcée du patient grâce à une pédagogie régulière.
Nous considérons que, lorsque les conditions techniques et humaines sont réunies, le télésoin infirmier peut augmenter la qualité globale des parcours, notamment pour les malades chroniques et les personnes âgées isolées, en évitant les ruptures de suivi qui conduisent trop souvent aux passages aux urgences.
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Cadre légal et réglementations du télésoin infirmier #
Sur le plan juridique, le télésoin a été intégré dans le droit français par la loi dite Ma Santé 2022 ? et par la réforme de la télésanté engagée à partir de 2019. Le ministère de la Santé et de la Prévention, en lien avec la Haute Autorité de Santé, l’Ordre National des Infirmiers et l’Assurance Maladie, a progressivement stabilisé le cadre, en précisant les professions concernées, les actes éligibles, les conditions de réalisation et les modalités de remboursement. La crise de la COVID‑19 a joué le rôle de catalyseur : une ordonnance du 1er avril 2020 a ouvert à titre dérogatoire le télésoin à plusieurs auxiliaires médicaux, notamment les infirmiers, pour assurer la surveillance clinique de patients suspectés ou atteints de SARS‑CoV‑2.
Cette phase expérimentale a conduit à la signature de l’avenant 9 à la convention nationale des infirmiers libéraux, qui pérennise et encadre la pratique du télésoin infirmier. L’avenant précise les actes pouvant être réalisés à distance et remboursés, les règles de facturation, et un plafond de recours aux soins à distance (souvent positionné autour de 20 % de l’activité pour les infirmiers conventionnés). Il impose aussi le respect de conditions strictes de prise en charge, visant à préserver la qualité de la relation de soin et la sécurité du patient.
- Consultation ou soin en présentiel dans les 12 mois précédant le télésoin, sauf situations dérogatoires, afin de garantir une connaissance clinique minimale du patient.
- Appartenance du patient au zonage infirmier du professionnel, en cohérence avec les règles de la convention.
- Consentement libre et éclairé du patient, explicite, pouvant être recueilli oralement mais devant être tracé dans le dossier.
- Recours à la vidéotransmission via une solution sécurisée, la simple audio‑transmission ne suffisant pas pour un acte de télésoin remboursable.
- Respect de la confidentialité et de la sécurité des données de santé (hébergement HDS, chiffrement, accès sécurisé).
Les droits des patients restent pleinement applicables : droit à l’information, possibilité de refuser le télésoin, respect de la vie privée, accès aux données les concernant, intégration des comptes rendus dans leur dossier, notamment au sein de Mon Espace Santé, généralisé en 2022. De son côté, l’infirmier est soumis à des obligations déontologiques renforcées : traçabilité de l’acte, rédaction d’un compte rendu, horodatage, mention du lieu où se trouve le patient, respect du secret professionnel. Certaines limitations demeurent clairement posées : les actes nécessitant un contact direct (prélèvements, injections, perfusions, pansements complexes) ne peuvent pas être réalisés en télésoin, et certains cumuls d’actes à distance et en présentiel sont interdits sur une même séance de facturation.
Technologies et outils numériques au service du télésoin infirmier #
Pour qu’un télésoin infirmier soit éligible au remboursement et garantisse une qualité de prise en charge satisfaisante, un socle technique minimal est requis. La HAS et l’Agence du Numérique en Santé (ANS) recommandent l’usage d’un système de visiotransmission fiable, via un ordinateur, une tablette ou un smartphone, associé à une connexion internet haut débit stable. La plateforme utilisée doit être conforme aux exigences d’Hébergement de Données de Santé (HDS), avec chiffrement des flux et authentification sécurisée.
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Sur le terrain, les infirmiers s’appuient sur des plateformes de télésanté proposées par des acteurs comme Doctolib (plateforme de e‑santé), Qare (services de téléconsultation), ou des solutions spécifiques infirmières développées par des éditeurs de logiciels métiers comme CBA Informatique ou Agathe Connect. Ces systèmes intègrent la prise de rendez‑vous, la vidéoconférence, la facturation SESAM‑Vitale, parfois le partage de documents avec le médecin traitant. Des messageries sécurisées, conformes au standard MSSanté, permettent l’échange d’informations avec les autres professionnels du parcours.
- Objets connectés : tensiomètres, glucomètres, balances connectées, saturomètres, partageant les données via des applications comme Tideo ou des plateformes de télésurveillance.
- Cas d’usage concrets : suivi quotidien du poids d’un patient insuffisant cardiaque, avec alerte en cas de prise de poids rapide ; transmission des glycémies d’un diabétique via un capteur de type FreeStyle Libre de Abbott, interprétées par le médecin puis relayées par l’IDEL ; contrôle de la cicatrisation d’une plaie chronique par envoi de photos haute définition et observation en vidéo.
- Aides financières : des forfaits d’aide à l’équipement numérique, portés par l’Assurance Maladie et parfois complétés par les Agences Régionales de Santé, encouragent l’acquisition de matériel adapté et de logiciels certifiés.
Nous jugeons central de ne pas réduire le télésoin à une simple question de logiciel : l’organisation matérielle compte tout autant. L’infirmier doit disposer d’un espace de travail calme, où la confidentialité audio et vidéo est assurée, organiser l’accompagnement du patient pour la prise en main de l’outil, et prévoir la présence d’un aidant lorsque la situation l’exige, notamment pour les personnes âgées en perte d’autonomie ou en situation de handicap.
Limites, risques et défis du télésoin infirmier #
Toute analyse honnête du télésoin infirmier doit intégrer ses limites cliniques. De nombreux actes infirmiers exigent un contact direct : prélèvements sanguins, injections, perfusions, pansements complexes de plaies postopératoires ou d’ulcères, évaluation précise d’un œdème, palpation, auscultation avec stéthoscope. La consultation vidéo ne permet pas non plus de percevoir certains éléments contextuels, odeurs, modifications subtiles de l’état cutané, qui orientent le jugement clinique. Nous estimons, à la lumière des retours de terrain de structures comme les URPS Infirmiers, que le télésoin doit rester réservé à des situations cliniques stabilisées, ou à des actes de surveillance et d’éducation, et non aux situations aigu?s ou complexes.
S’ajoutent des limites techniques et sociales, liées à la fracture numérique. Une part significative des personnes de plus de 75 ans, notamment en milieu rural, ne disposent ni d’un équipement adapté ni d’une connexion fiable. Des pannes de réseau ou une mauvaise qualité vidéo peuvent altérer l’évaluation, voire conduire à des erreurs. Les enjeux relationnels ne doivent pas être minimisés : certains patients, notamment ceux en situation de précarité ou de détresse psychologique, peuvent percevoir la distance comme une forme de désengagement du soignant. Pour les professionnels, l’enchaînement de séances vidéo peut générer une forme de fatigue numérique, déjà bien documentée dans des secteurs comme celui des centres d’appels ou du télétravail intensif.
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- Défis organisationnels : temps consacré au paramétrage des outils, à la formation, à la gestion des identifiants, à la sécurisation des accès, qui vient s’ajouter à une charge de travail déjà forte.
- Défis réglementaires et RGPD : obligation d’utiliser des solutions conformes aux exigences de la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL), interdiction d’échanger des données de santé via des messageries grand public non sécurisées.
- Risques médico‑légaux : traçabilité insuffisante, absence de compte rendu, mauvaise information du patient sur les limites du télésoin, pouvant engager la responsabilité de l’infirmier en cas d’incident.
Nous pensons que la réponse passe par un accompagnement structuré : formation continue au numérique en santé, guides pratiques de la HAS et de l’Ordre National des Infirmiers, mutualisation des outils au sein de Maisons de Santé Pluriprofessionnelles (MSP) ou de Communautés Professionnelles Territoriales de Santé (CPTS), clarification des protocoles entre télésoin et visites à domicile. Sans ces garde‑fous, le risque serait de fragiliser les plus vulnérables, au lieu de réduire les inégalités d’accès aux soins.
Bonnes pratiques pour intégrer le télésoin dans sa pratique infirmière #
Pour un infirmier libéral qui souhaite développer le télésoin, nous recommandons une démarche progressive et structurée. La première étape consiste à analyser sa patientèle : patients atteints de diabète sous insuline, insuffisants cardiaques suivis sur le long cours, patients BPCO, retours précoces d’hospitalisation, personnes âgées vivant en établissement d’hébergement comme les EHPAD de groupes tels que Korian ou Orpea. Ces profils se prêtent bien à des actes de surveillance, de réévaluation de symptômes, d’éducation thérapeutique ou de vérification de la prise médicamenteuse. Il s’agit ensuite de choisir une plateforme sécurisée, compatible avec le logiciel métier utilisé au cabinet.
Nous suggérons de formaliser des protocoles internes simples : quels types d’actes seront réalisés en télésoin, pour quelle durée moyenne, à quelle fréquence, avec quels critères de retour au présentiel (apparition de signes d’alerte, aggravation des symptômes, difficultés techniques récurrentes). Avant chaque séance, l’IDEL vérifie son matériel (caméra, micro, connexion), adresse au patient les informations pratiques (lien de connexion, horaires, consignes), recueille et trace le consentement, rappelle les règles de confidentialité. Le déroulé d’un télésoin suit généralement la même structure : anamnèse détaillée, observation clinique via la caméra, interprétation éventuelle de données issues d’objets connectés, conseils, adaptation du plan de soins, rappel des signes devant alerter.
- Traçabilité : mention des horaires, du motif, des données cliniques recueillies, des décisions prises, des conseils donnés, puis intégration du compte rendu dans le dossier patient informatisé et, lorsque c’est pertinent, alimentation de Mon Espace Santé.
- Facturation : utilisation des codes NGAP dédiés au télésoin (TLL, TLD, TLS), respect des règles de non‑cumul avec certains soins en présentiel, vérification des plafonds d’activité à distance.
- Scénarios concrets : suivi hebdomadaire d’un patient insuffisant cardiaque avec balance connectée, contrôle de l’observance d’un traitement anticoagulant complexe, sessions d’éducation thérapeutique de petit groupe pour des patients diabétiques, organisées sur une période de 3 à 6 mois.
Sur le plan pédagogique, l’IDEL joue un rôle clé pour expliquer le télésoin au patient, lever les réticences, clarifier que ces actes complètent, et non remplacent, les visites physiques. Dans notre analyse, les pratiques les plus efficaces reposent sur une communication transparente : expliquer les bénéfices attendus, reconnaître les limites, et proposer un accompagnement à l’installation des applications, notamment avec l’aide des proches ou des aidants professionnels.
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L’avenir du télésoin infirmier : innovations, organisation des soins et politiques de santé #
Les orientations actuelles des pouvoirs publics, portées par le ministère de la Santé et de la Prévention et la Délégation du Numérique en Santé, laissent peu de doute : la télésanté et, en son sein, le télésoin infirmier, vont s’inscrire durablement dans l’organisation des soins. Le déploiement progressif de Mon Espace Santé en 2022‑2023, le financement de programmes de télésurveillance médicale pour l’insuffisance cardiaque, l’hypertension artérielle ou le diabète, ou encore la montée en puissance des CPTS, visent à renforcer la coordination entre ville et hôpital, et à placer les infirmiers au centre des parcours chroniques.
Sur le plan technologique, plusieurs innovations redéfinissent le potentiel du télésoin. Les solutions d’Intelligence Artificielle (IA), proposées par des acteurs comme Microsoft Corporation avec sa plateforme Azure Healthcare ou par des startups françaises de la e‑santé, commencent à analyser en temps réel les données remontées par les objets connectés, pour détecter précocement des signes de décompensation. Des algorithmes peuvent, par exemple, repérer une prise de poids anormale chez un insuffisant cardiaque ou une dérive des glycémies chez un diabétique, et envoyer une alerte à l’IDEL ou au cardiologue. Nous considérons que le télésoin infirmier, combiné à la télésurveillance médicale, pourrait, à horizon 5 à 10 ans, réduire significativement les hospitalisations évitables pour certaines pathologies chroniques.
- Évolution du rôle infirmier : montée en puissance des Infirmiers de Pratique Avancée (IPA), participation renforcée aux équipes de soins primaires, pilotage de programmes d’éducation thérapeutique à distance pour des populations ciblées.
- Scénarios prospectifs : généralisation de suivis mixtes, combinant 1 à 2 consultations physiques annuelles avec plusieurs séances de télésoin, pour la majorité des patients diabétiques ou insuffisants cardiaques stabilisés.
- Enjeux à surveiller : mise à jour du cadre légal, financement pérenne des actes et des outils, réduction active de la fracture numérique, accompagnement systématique des professionnels dans leurs compétences numériques.
À notre sens, la question n’est plus de savoir si le télésoin infirmier va perdurer, mais comment nous organisons collectivement son développement pour qu’il reste au service de la qualité des soins et de la relation humaine, plutôt qu’au seul service de la rationalisation des coûts.
Conclusion : Vers une nouvelle dimension des soins infirmiers à distance #
Le télésoin infirmier s’impose aujourd’hui comme un pilier d’une organisation des soins plus souple et plus accessible, en France, en complément et non en substitution des consultations en présentiel. Pour les patients, il apporte une meilleure accessibilité aux soins, un confort accru, une continuité renforcée du suivi et une sécurisation du retour à domicile, notamment pour les personnes atteintes de maladies chroniques ou âgées. Pour les infirmiers, il offre une optimisation du temps de travail, une valorisation de l’expertise clinique à distance, et l’opportunité de développer de nouvelles compétences numériques et de coordination.
- Respect du cadre légal : agir dans le périmètre défini par le Code de la santé publique, l’avenant 9, les recommandations de la HAS et de l’Ordre National des Infirmiers.
- Protection des données : garantir la confidentialité, la sécurité des échanges, l’usage de solutions certifiées.
- Qualité de la relation de soin : veiller à ce que le numérique reste un moyen, et non une fin, pour maintenir un lien humain fort avec les patients.
Nous encourageons les professionnels à se former, à tester progressivement le télésoin, à s’appuyer sur les ressources des URPS, des ARS, de l’Assurance Maladie et des ordres professionnels. Le télésoin n’est pas seulement un outil technique, c’est une occasion de repenser la place de l’infirmier au cœur de parcours de santé plus innovants, mieux coordonnés, centrés sur les besoins réels du patient, dans une société où le numérique, bien utilisé, peut devenir un formidable levier d’équité et de qualité des soins.
🔧 Ressources Pratiques et Outils #
📍 GCS e‑Santé Bretagne
Adresse : 8 rue de Fer à Moulin, 35000 Rennes.
Services : Télésanté, accompagnement e‑KerMed.
🛠️ Outils et Calculateurs
Plateforme e‑KerMed : Offre régionale de télémédecine avec visioconférence médicale. Plus d’informations sur e‑kermed.bzh.
Solution Maiia : Pack complet à 149 €/mois/praticien en 2025, incluant audit, paramétrage et formation.
👥 Communauté et Experts
ARS Bretagne – Département Innovation en santé : 6 place des Colombes, CS 14253, 35042 Rennes Cedex.
Centre hospitalier de Saint‑Brieuc : 10 rue Marcel Proust, BP 2503, 22025 Saint‑Brieuc Cedex 1. Pionnier en télémédecine en Bretagne.
Le télésoin infirmier en Bretagne est soutenu par des structures comme le GCS e‑Santé Bretagne et l’ARS, offrant des solutions comme e‑KerMed et Maiia pour améliorer l’accès aux soins. Ces ressources permettent aux infirmiers de développer leurs compétences numériques et d’optimiser leur pratique.
Plan de l'article
- Plan d’article détaillé – Télésoin infirmier : l’avenir des soins à distance
- Qu’est-ce que le télésoin infirmier ? Définition, périmètre et spécificités
- Les avantages du télésoin infirmier pour les patients et les infirmiers
- Cadre légal et réglementations du télésoin infirmier
- Technologies et outils numériques au service du télésoin infirmier
- Limites, risques et défis du télésoin infirmier
- Bonnes pratiques pour intégrer le télésoin dans sa pratique infirmière
- L’avenir du télésoin infirmier : innovations, organisation des soins et politiques de santé
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