Douleurs pelviennes à la ménopause : causes, prévention et traitements efficaces

📋 En bref

  • La ménopause entraîne une chute des œstrogènes, affectant la région pelvienne et provoquant divers symptômes. Les douleurs pelviennes peuvent inclure sécheresse vaginale, pesanteur et vulnérabilité aux infections. Une approche préventive et des traitements ciblés sont essentiels pour gérer ces douleurs.

Plan d’article détaillé – Douleurs Pelviennes à la Ménopause : Comprendre, Prévenir et Traiter #

Comprendre la ménopause et ses effets sur la zone pelvienne #

La ménopause se définit comme l’arrêt définitif des règles pendant au moins 12 mois consécutifs, en lien avec l’épuisement progressif du capital folliculaire ovarien. Sur le plan biologique, on observe une élévation de la FSH (hormone folliculo-stimulante) et une chute durable des œstrogènes et de la progestérone. Cette transition ne se produit pas en quelques jours : elle s’inscrit dans un continuum qui va de la préménopause ou périménopause (souvent à partir de 40–45 ans) à la postménopause, parfois jusqu’à 70 ans.

  • Préménopause / périménopause : cycles irréguliers, règles plus abondantes ou espacées, douleurs cycliques.
  • Ménopause officielle ? : absence de règles pendant 12 mois, confirmation par dosage de la FSH si nécessaire.
  • Postménopause : phase d’installation des effets à long terme de la carence œstrogénique (os, muqueuses, muscles).

Les œstrogènes interviennent sur de nombreux tissus dits hormonodépendants : muqueuse vaginale, vulve, vessie, urètre, utérus, mais aussi muscles et fascias du plancher pelvien, structures ligamentaires de soutien, muqueuse rectale. Leur chute progressive entraîne une diminution de l’hydratation intime, une perte d’élasticité des ligaments et une baisse du tonus musculaire global. Nous observons alors, en consultation, une fragilisation globale de la région pelvienne, qui peut se manifester par :

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  • une sécheresse vaginale et vulvaire, source d’irritations et de brûlures ;
  • une sensation de pesanteur pelvienne liée au relâchement des tissus de soutien ;
  • une vulnérabilité accrue aux infections urinaires et vaginales ;
  • une modification de la posture et de la musculature abdominale, avec répercussion sur le bassin.

Ces modifications sont systémiques : la carence hormonale agit aussi sur le système digestif, la mobilité articulaire, la composition corporelle et la perception de la douleur. Des travaux publiés en 2021 dans des revues de rhumatologie ont montré, chez des femmes de 50 à 60 ans, une augmentation de la fréquence des douleurs musculosquelettiques et lombaires, souvent intriquées avec les douleurs pelviennes. Nous considérons donc la ménopause comme une phase où la zone pelvienne devient particulièrement sensible, non pas isolément, mais en interaction avec tout l’organisme.

Les principaux types de douleurs pelviennes à la ménopause #

Mettre des mots précis sur ce que vous ressentez aide à orienter le diagnostic. La littérature médicale, à l’image des recommandations du MSD Manual et d’articles de centres hospitaliers comme Medicover Hospitals, distingue plusieurs formes de douleurs pelviennes chez la femme ménopausée. Nous retrouvons, au cabinet, des descriptions récurrentes :

  • Douleur diffuse du bas-ventre : tiraillements, crampes, impression de règles sans règles ?, parfois corrélée aux variations hormonales résiduelles en périménopause.
  • Douleur localisée : point douloureux à droite ou à gauche, dans la fosse iliaque, la région ovarienne, la symphyse pubienne ou la zone sacro-iliaque.
  • Douleurs musculaires et fascias : tensions profondes du plancher pelvien, points gâchettes myofasciaux, gêne à la station debout prolongée ou à la position assise.
  • Douleurs urinaires : brûlures, tiraillements, pression sus-pubienne en lien avec des cystites, une cystite interstitielle ou un syndrome de la vessie douloureuse.
  • Dyspareunie (douleurs pendant les rapports sexuels) : douleur à l’intromission, brûlure superficielle, ou douleur profonde irradiant dans le bassin, souvent associée à la sécheresse vaginale et à l’atrophie.
  • Douleurs digestives ressenties comme pelviennes : ballonnements, crampes, inconfort du bas-ventre lié à un syndrome de l’intestin irritable (SII) ou à une constipation chronique.

Nous constatons fréquemment une combinaison de facteurs mécaniques, hormonaux et émotionnels. Une femme de 54 ans suivie en consultation de la douleur au Centre Hospitalier Universitaire de Lille, par exemple, présentait des douleurs pelviennes chroniques depuis plus de 18 mois, associées à un SII diagnostiqué et à une hypertonie du plancher pelvien. La prise en charge globale – travail pelvi-périnéal, adaptation alimentaire, soutien psychologique – a permis de diminuer la douleur d’environ 60 % en six mois, selon les échelles d’évaluation utilisées. Ce type de trajectoire illustre la nécessité de penser la douleur pelvienne comme un phénomène multifactoriel, qui dépasse largement la seule sphère gynécologique.

Symptômes associés aux douleurs pelviennes à la ménopause #

Les douleurs pelviennes à la ménopause ne surviennent presque jamais isolément. Les études sur les syndromes chevauchants ? pelviens, urinaires et digestifs, menées notamment par des équipes aux États-Unis et en Royaume-Uni depuis les années 2010, montrent que les femmes présentant une douleur pelvienne chronique ont très souvent d’autres symptômes, qui impactent fortement la qualité de vie. Reconnaître ce faisceau de signes permet de mieux cibler le spécialiste vers lequel se tourner.

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  • Au niveau du ventre et du bassin : lourdeur pelvienne, sensation de tiraillement, ventre gonflé, ballonnements, parfois majorés en fin de journée ou lors des efforts.
  • Symptômes urinaires : brûlures à la miction, impériosités (envie urgente d’uriner), mictions fréquentes, impression de vidange incomplète, fuites urinaires à l’effort.
  • Symptômes gynécologiques : sécheresse vaginale, démangeaisons, douleurs pendant ou après les rapports, petites pertes de sang post-coïtales liées à des micro-fissures.
  • Symptômes digestifs : constipation chronique, selles dures, douleurs à la défécation, ou au contraire épisodes de diarrhée alternant avec la constipation, très fréquents dans le SII.
  • Symptômes musculosquelettiques : lombalgies basses, douleurs de hanche, gêne articulaire autour du bassin, parfois soulagées par la marche ou aggravées par la station assise prolongée.
  • Symptômes généraux de la ménopause : bouffées de chaleur, sueurs nocturnes, troubles du sommeil, irritabilité, baisse de libido, anxiété, qui modulent la perception de la douleur.

Nous observons une vulnérabilité particulière chez certaines patientes : celles ayant un antécédent d’endométriose, de fibromes utérins, de chirurgie pelvienne (césarienne, hystérectomie, cure de prolapsus) ou de pathologies chroniques comme les lombalgies ou le SII. Chez ces femmes, la ménopause peut agir comme un révélateur ? ou un facteur de réactivation de symptômes anciens, parfois bien contrôlés jusque-là. Notre avis clinique est de recommander un suivi renforcé dès la périménopause chez ces profils à risque, avec une surveillance rapprochée de l’évolution des douleurs et des fonctions urinaires et digestives.

Causes fréquentes des douleurs pelviennes à la ménopause #

Les grandes séries cliniques publiées après 2018, notamment celles synthétisées par la North American Menopause Society, convergent vers plusieurs groupes de causes responsables des douleurs pelviennes à la ménopause. Nous distinguons les mécanismes fonctionnels liés à la carence hormonale, des pathologies organiques qui nécessitent une prise en charge spécialisée, voire urgente.

  • Changements hormonaux : la baisse des œstrogènes induit une atrophie vaginale, une diminution de l’épaisseur des muqueuses vulvaires et urinaires, ainsi qu’un relâchement progressif du plancher pelvien. Ce tableau s’inscrit aujourd’hui dans le diagnostic de syndrome génito-urinaire de la ménopause (SGUM). On y retrouve : sécheresse, brûlures, dyspareunie, pression pelvienne, parfois petites incontinences.
  • Altération de la tonicité pelvienne : le relâchement musculaire et ligamentaire peut conduire à un prolapsus génital (descente d’organe : vessie, utérus, rectum), donnant une sensation de boule vaginale, de pesanteur, voire de traction douloureuse dans le bassin.
  • Causes gynécologiques : fibromes toujours présents, adénomyose diagnostiquée tardivement, kystes ovariens, et plus rarement tumeurs de l’ovaire, de l’endomètre ou du col. Face à des douleurs pelviennes récentes, associées à des saignements anormaux après 50 ans, à un amaigrissement ou à une fatigue marquée, nous orientons systématiquement vers un avis spécialisé rapide.
  • Causes urinaires : les femmes ménopausées présentent un risque augmenté d’infections urinaires à répétition, en lien avec l’atrophie de l’urètre et des modifications de la flore vaginale. La cystite interstitielle et le syndrome de la vessie douloureuse provoquent, eux, des douleurs pelviennes chroniques, souvent difficiles à diagnostiquer.
  • Causes digestives : le syndrome de l’intestin irritable, la constipation chronique, ou encore une diverticulite peuvent entraîner des douleurs du bas-ventre irradiant vers le bassin. Des pathologies inflammatoires ou tumorales du côlon doivent être évoquées en cas de sang dans les selles ou de douleurs nocturnes.
  • Causes musculosquelettiques et myofasciales : dysfonctionnement de l’articulation sacro-iliaque, pubalgie, syndrome de douleur myofasciale des muscles pelviens, séquelles de traumatismes (chute sur les fesses, accident). Ces douleurs, décrites dans les travaux de kinésithérapeutes spécialisés en France et au Canada, sont souvent aggravées par certaines postures et améliorées par la rééducation ciblée.

Les principaux facteurs de risque identifiés sont le surpoids, la sédentarité, les grossesses multiples, les accouchements instrumentaux, la chirurgie pelvienne antérieure, mais aussi le stress chronique et les antécédents de traumatismes psychiques. Les études en neurophysiologie de la douleur montrent que ces éléments peuvent favoriser le développement d’un syndrome douloureux pelvien chronique, où le système nerveux reste sensibilisé ?, maintenant la douleur même après résolution de la cause initiale. Notre position est de plaider pour une évaluation globale, incluant un volet psychologique, plutôt que de se concentrer uniquement sur un organe isolé.

Traitements et solutions pour soulager les douleurs pelviennes #

Avant toute prise en charge, nous insistons sur la nécessité d’un bilan médical structuré. Une consultation auprès d’un médecin généraliste, d’un gynécologue, d’un urologue ou d’un centre de la douleur permet de clarifier le diagnostic et d’écarter les pathologies graves. Les recommandations françaises et internationales préconisent un examen clinique complet, une échographie pelvienne si besoin, et des examens complémentaires ciblés (analyse d’urines, bilan sanguin, IRM pelvienne en cas de doute).

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  • Traitements médicamenteux et hormonaux :
    • Traitements hormonaux locaux (ovules, crèmes ou anneaux vaginaux à base d’œstrogènes) : largement recommandés depuis la reconnaissance du SGUM vers 2014–2015, ils améliorent la trophicité des muqueuses, réduisent la sécheresse et peuvent diminuer la douleur chez une proportion élevée de femmes, souvent au-delà de 70 % de satisfaction dans les séries publiées.
    • Traitement hormonal de la ménopause (THM) : proposé, selon les recommandations de la Haute Autorité de Santé publiées en France entre 2014 et 2021, chez certaines femmes présentant des symptômes climatériques sévères, sans contre-indication cardiovasculaire ou oncologique. Le THM peut avoir un effet bénéfique indirect sur certaines douleurs, via l’amélioration du sommeil et de l’humeur.
    • Antalgiques et anti-inflammatoires : utilisés de manière ciblée, parfois associés à des antispasmodiques digestifs.
    • Antibiotiques : prescrits en cas d’infection urinaire ou gynécologique documentée.
    • Médicaments de la douleur neuropathique (comme certains antidépresseurs tricycliques ou antiépileptiques) : réservés aux syndromes douloureux chroniques, sous surveillance spécialisée.
  • Rééducation du corps et prise en charge physique :
    • Rééducation du plancher pelvien avec un kinésithérapeute ou un physiothérapeute spécialisé : travail de renforcement, mais aussi de détente, biofeedback, électrostimulation, prise de conscience corporelle. Des dispositifs connectés de rééducation comme Perifit ou Emy, conçus par des entreprises françaises de technologie de santé, sont utilisés, en complément, pour suivre les progrès sur application mobile.
    • Exercices de mobilité du bassin et de la colonne lombaire : inspirés du Pilates ou de la méthode de McKenzie, ils visent à restaurer un schéma postural moins contraignant pour les structures pelviennes.
    • Activité physique adaptée (marche rapide, natation, vélo doux) : les recommandations de l’OMS suggèrent au moins 150 minutes d’activité modérée par semaine, ce qui contribue à réduire la douleur chronique via des mécanismes neurobiologiques.
  • Thérapies complémentaires et alternatives :
    • Yoga thérapeutique ciblant le bassin, la respiration diaphragmatique et la détente du plancher pelvien, tel que développé par certaines kinésithérapeutes pelvi-périnéales en Île-de-France.
    • Acupuncture, sophrologie, méditation de pleine conscience : ces approches visent à moduler la perception de la douleur et à diminuer le stress, facteur aggravant bien documenté.
    • Ostéopathie et thérapie myofasciale, à condition qu’elles soient intégrées dans un suivi coordonné avec les autres soignants.
  • Hygiène de vie et sexualité :
    • Adapter l’alimentation : augmentation des fibres (fruits, légumes, céréales complètes) pour limiter la constipation, hydratation quotidienne suffisante, réduction des irritants vésicaux (café, alcool, boissons gazeuses) en cas de troubles urinaires.
    • Gestion du poids et arrêt du tabac, qui réduisent les pressions mécaniques sur le bassin et le niveau d’inflammation systémique.
    • Aménagement de la sexualité : usage de lubrifiants de qualité médicale, prolongation des préliminaires, communication avec le partenaire, éventuel accompagnement par un sexologue.

Nous constatons de bons résultats lorsqu’un ensemble cohérent d’interventions est mis en place. Une femme de 55 ans suivie dans une clinique à Genève, présentant un SGUM avec dyspareunie et douleurs pelviennes diffuses, a bénéficié d’un traitement estrogénique local, d’une rééducation pelvienne et d’un programme de yoga thérapeutique. Après neuf mois, les scores de douleur rapportés avaient diminué de environ 50 %, et la reprise d’une activité sexuelle satisfaisante a été possible, selon le questionnaire FSFI utilisé en sexologie.

Prévenir et mieux gérer les douleurs pelviennes au fil des années #

La prévention reste un levier majeur, surtout lorsque les premières modifications hormonales apparaissent autour de 40–45 ans. Les sociétés savantes de gynécologie et de médecine du sport insistent, depuis les années 2015–2020, sur l’intérêt d’anticiper les conséquences musculosquelettiques et urogynécologiques de la ménopause. Nous partageons cette approche proactive, qui vise à renforcer les ressources du corps avant que la douleur ne s’installe.

  • Préparation en périménopause :
    • Information sur les changements attendus, via le médecin traitant, le gynécologue, des programmes d’éducation thérapeutique ou des ateliers proposés par certaines cliniques privées en Île-de-France ou en Nouvelle-Aquitaine.
    • Bilan du plancher pelvien précoce, notamment chez les femmes ayant eu plusieurs accouchements, pour repérer un éventuel relâchement ou une hypertonie.
  • Activité physique régulière :
    • Objectif de 150 minutes d’activité modérée par semaine (marche dynamique, vélo, natation), complétées par des exercices de renforcement du tronc et des hanches deux fois par semaine.
    • Travail de la posture et de la respiration pour limiter les pressions excessives sur le plancher pelvien, enseigné notamment dans des programmes inspirés de la méthode De Gasquet en France.
  • Hygiène intime et urinaire :
    • Mictions régulières, hydratation suffisante, choix de sous-vêtements en coton, éviter les douches vaginales agressives qui perturbent la flore.
    • Vigilance particulière en cas d’antécédents de cystites : consultation rapide dès les premiers symptômes.
  • Alimentation et terrain inflammatoire :
    • Apport suffisant en fibres, oméga‑3 (poissons gras, huile de colza, noix), fruits et légumes riches en antioxydants.
    • Limitation des aliments ultra-transformés, des sucres rapides et de l’alcool, qui favorisent l’inflammation systémique pouvant majorer les douleurs chroniques.
  • Soutien psychologique et gestion du stress :
    • Thérapies cognitivo-comportementales (TCC) pour la douleur chronique, proposées dans certains centres de la douleur universitaires, comme au CHU de Montpellier ou au CHU de Nantes.
    • Groupes de parole, associations de patientes comme celles dédiées à l’endométriose ou aux douleurs pelviennes chroniques, permettant de rompre l’isolement.
    • Pratiques quotidiennes de relaxation, respiration, méditation, intégrées à la routine du soir ou du matin.

Au-delà de 50 ans, la santé globale doit être envisagée de façon intégrée. Un suivi régulier du bilan gynécologique, urinaire, digestif et cardio-métabolique (tension artérielle, cholestérol, glycémie) minimize le risque de complications qui pourraient indirectement aggraver la douleur. Nous encourageons une forme d’auto-éducation au corps : apprendre à reconnaître les signaux d’alerte (douleurs nouvelles, saignements, amaigrissement involontaire, fièvre) et les signaux rassurants (douleur stable, soulagée par la rééducation, sans aggravation) pour ajuster la démarche de soins sans anxiété excessive.

Témoignages de femmes et cas cliniques illustratifs #

Les récits de femmes ménopausées, recueillis dans les consultations de gynécologie ou dans des enquêtes réalisées par des plateformes de santé comme Omena ou Mindology, permettent de mieux percevoir la diversité des parcours. Nous présentons ici des trajectoires typiques, anonymisées, qui reflètent ce que nous rencontrons régulièrement sur le terrain.

À lire Douleurs pelviennes et ménopause : comprendre et soulager efficacement

  • Cas n?1 – 52 ans, cadre dans le secteur bancaire à Lyon : douleurs pelviennes diffuses depuis 8 mois, associées à des brûlures urinaires et à une sensation de vessie toujours pleine. L’examen révèle un SGUM avec atrophie vaginale et début de dysfonction du plancher pelvien. Après mise en place d’un traitement estrogénique local, rééducation pelvi-périnéale avec un kinésithérapeute, et conseils d’hydratation, la patiente rapporte une nette amélioration en 4 à 6 mois, avec une réduction d’environ 70 % des épisodes douloureux.
  • Cas n?2 – 58 ans, enseignante à Toulouse : douleurs du bas-ventre attribuées initialement à des troubles digestifs, ballonnements et gêne en position debout prolongée. Une échographie et un examen gynécologique mettent en évidence un prolapsus léger de la vessie (cystocèle). Une adaptation de l’activité physique (marche, natation), la mise en place d’un pessaire et la rééducation du plancher pelvien réduisent la sensation de pesanteur et les douleurs au quotidien.
  • Cas n?3 – 60 ans, ancienne aide-soignante en Bretagne : antécédent d’endométriose sévère diagnostiquée à 35 ans, douleurs pelviennes réactivées à la ménopause avec forte composante anxieuse. La prise en charge associe suivi gynécologique, consultation en centre de la douleur, TCC, ajustement de l’activité physique et soutien sexologique. Au bout d’un an, les douleurs ne disparaissent pas totalement, mais deviennent compatibles avec une vie sociale et familiale active.

Sur le plan statistique, les enquêtes menées en 2020–2023 auprès de femmes ménopausées en France, en Allemagne et au Royaume-Uni rapportent des chiffres convergents :

  • une proportion estimée de 40 à 60 % de femmes présentant des symptômes du SGUM (sécheresse, douleurs pelviennes, gêne urinaire) quelques années après la ménopause ;
  • environ 20 à 30 % de femmes signalant des douleurs lors des rapports sexuels après 50 ans ;
  • un impact significatif sur la qualité de vie professionnelle, sportive ou intime, avec parfois des arrêts de travail répétés ou un renoncement à certaines activités (randonnée, voyages de longue durée, activités aquatiques).

Des professionnelles de santé, comme la gynécologue Dr Marie-Hélène Colson, spécialisée en sexologie à Marseille, rappellent dans leurs conférences à la Société Française de Sexologie Clinique que parler précocement des douleurs pelviennes à la ménopause ouvre la voie à des solutions concrètes et limite le risque d’isolement ?. De même, des kinésithérapeutes pelvi-périnéales, telles que Clarisse Ernoux en Île-de-France, insistent sur le rôle de la rééducation globale du bassin, associée à une meilleure connaissance du corps, pour sortir du cercle douleur–tension–anxiété.

Vers une meilleure reconnaissance des douleurs pelviennes à la ménopause #

Les douleurs pelviennes à la ménopause restent encore sous-reconnues, alors qu’elles concernent un nombre très élevé de femmes en Europe et dans le monde. Nous considérons qu’il ne s’agit pas d’un simple passage obligé ?, mais d’un signal à écouter pour adapter votre hygiène de vie, votre activité physique et, si besoin, vos traitements. Toute douleur persistante au-delà de quelques semaines, surtout si elle s’aggrave, s’accompagne de saignements, d’une fièvre, d’un amaigrissement ou de troubles urinaires sévères, doit conduire à une consultation rapide.

  • Ces douleurs sont fréquentes et multifactorielle : hormonales, mécaniques, urinaires, digestives, myofasciales, psychologiques.
  • Elles ne doivent pas être normalisées ? au point de renoncer à en parler à votre médecin.
  • Une prise en charge pluridisciplinaire – gynécologue, généraliste, kinésithérapeute, urologue, sexologue, psychologue – offre les meilleurs résultats.
  • Les avancées récentes, comme la reconnaissance du syndrome génito-urinaire de la ménopause, le développement des programmes de rééducation pelvi-périnéale et l’essor des dispositifs connectés de santé, ouvrent des perspectives encourageantes.

Nous sommes convaincus que chaque femme peut reprendre une forme de pouvoir d’agir sur ces douleurs, en s’informant, en observant ses propres signaux corporels, en ajustant son hygiène de vie et en osant dialoguer avec les soignants. Partager votre expérience au sein de groupes de parole, d’associations ou avec des proches brise le tabou qui entoure encore trop souvent la ménopause. La recherche clinique, portée par des institutions comme l’Inserm en France ou le National Institutes of Health (NIH) aux États‑Unis, continue d’explorer de nouvelles pistes thérapeutiques, ce qui laisse espérer, pour les prochaines années, des stratégies encore plus personnalisées pour soulager les douleurs pelviennes à la ménopause.

À lire ménopause et douleur articulaire

🔧 Ressources Pratiques et Outils #

📍 Centres Spécialisés à Marseille

Centre Médical Wellplace – Parcours Ménopause
Adresse : 166 rue François Mauriac, 13010 Marseille
Tél. : 04 12 04 04 60
Email : [email protected]
Site : wellplace.fr (section « Parcours Ménopause »)

Clinique Bouchard – Pôle de la femme / Parcours douleurs pelviennes
Adresse : 77 rue du Docteur Escat, 13006 Marseille
Site : elsan.care (Clinique Bouchard, « Pôle de la femme »)

KINE’O – Rééducation périnéale
Adresse : Marseille 13006
Site : centrekineo.com (rubrique « Rééducation périnéale »)

🛠️ Outils et Calculateurs

Omena – Application d’accompagnement de la ménopause
Site : omena.app

Plateformes de prise de rendez-vous
Doctolib (recherche « ménopause Marseille »)
ResaLib (recherche « troubles de la ménopause Marseille »)

👥 Communauté et Experts

GynecoMarseille
Site : gynecomarseille.com (page « Ménopause »)

Pôle aixois de la ménopause – Clinique de l’Étoile
Site : clinique-etoile.com (section « Pôle aixois de la ménopause »)
Ateliers « Ménop’osez ! » à partir de janvier 2025, contact diététique : 06 13 50 22 55

💡 Résumé en 2 lignes :
Marseille offre plusieurs ressources pour les femmes en ménopause, incluant des centres spécialisés et des outils numériques. Ces services visent à améliorer la prise en charge des douleurs pelviennes et à soutenir les femmes durant cette transition.

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